Fate/Prisma War
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Message posté par : Enma Moros
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Enma Moros
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Aime : La justice, la loi
Déteste : Le reste
Talent : La chasse
Ennemi Naturel : Les criminels
Couleur préférée : Rouge
le Mar 10 Oct - 17:31



Enma Moros, Libra


 
 

    Renseignements
    Généraux
   

Nom : Né Deschain, il a été adopté par les Dehaene puis a fondé la famille Moros.
Prénom : Né Marten, il a été renommé Gabriel et a finalement choisi Enma.
Age : . On ne demande pas ce genre de choses.
Groupe : Traqueurs
Nationalité : Française
Grade souhaité : Vice-Capitaine des traqueurs
Alignement : Loyal Bon
Orientation : Hétérosexuel
Virginité : Il a eu un enfant. You do the math.
     
Code:
[b]Ren Kouen[/b] du manga/série [i]Magi : Labyrinth of Magic[/i]
Servant souhaité : Oda Nobunaga (Archer)
   

 




Magie
Psychologie
Histoire
Physique
Test RP

Ceci est la description de la Magie. Si votre histoire et/ou votre personnage tourne autour de votre magie, n'hésitez pas à MP le staff ou à UP votre sujet afin que l'on valide ou non les grandes lignes de celle-ci.

Si vous êtes arrivés jusqu'ici, je suppose que vous voulez en apprendre sur Enma, n'est-ce pas ? Et bien, n'ayant rien de mieux à faire, je ne vois pas de souci à vous peindre un petit tableau sur sa personnalité. Allons-y.

Tout d'abord, la première chose qui ressort lorsqu'on le rencontre est une froideur qu'il dégage perpétuellement. Enma est un homme parlant peu, se contentant du strict minimum pour se faire comprendre lorsque la situation l'exige. Lorsqu'il pose le regard sur quelqu'un, il est de ceux qui vous toisent comme si vous étiez la pire nuisance imaginable, tout juste bon à lui siffler dans les oreilles dans un charabia incompréhensible et surtout inintéressant. Il n'a donc aucun don ni envie pour se faire bien voir ou créer des liens sociaux qui sont devenus à ses yeux un fardeau au fil du temps. C'est un mage solitaire, qui n'a que faire de la considération ou du jugement d'autrui, préférant se fier aux siens propres qu'il tente de garder le plus impartial possible. Pour lui, il n'est pas question d'évaluer quelqu'un sur son physique ou ses mots mais uniquement sur ses actions et sa valeur, art dans lequel il s'estime être passé maître. Ses premières intuitions l'ont rarement trompé et avec la force de l'âge, il en est venu à leur faire confiance jusqu'à ce qu'il puisse leur donner tort ou au contraire, les renforcer. Loin d'en avoir honte, il voit au contraire cela comme une force qu'il porte fièrement, n'ayant jamais peur de vider ses quatre vérités sur son entourage. Si il a quelque chose à dire, aussi rude cela peut-il paraître, il le dira toujours clairement sans faire de détour mais sans non plus en rajouter une couche : Court, direct et précis symbolisent sa ligne de conduite. Très à cheval sur ses principes, il ne s'embête jamais au mensonge, allant jusqu'à considérer une franchise totale et inconditionnelle comme l'une de ses meilleures vertues, l'empêchant même de tordre la vérité pour se sortir de mauvaises passes, ce qui ferait de lui un bien piètre espion. Ceci étant, cela veut également dire qu'il ne se lance jamais dans des mind-game puérils ou encore d'y participer avec ceux qu'il fréquente (aussi peu nombreux soient-ils), faisant de lui quelqu'un de confiance et auprès de qui on ne ressent jamais le besoin de recourir à des faux-semblants ni même de se poser d’innombrables questions sur la sincérité de ses mots. La tête bien sur les épaules, il est capable d'encaisser et identifier le bien-fondé de n'importe quelle remarque que l'on pourrait lui jeter à la figure sans se démonter, toujours prêt à se servir d'un point de vue extérieur pour dépasser ses propres limites et se parfaire toujours davantage, point très important à ses yeux. Il aime être la meilleure version de lui-même en toute circonstance, au moins selon ses propres critères et tend toujours à travailler celle-ci pour s'assurer qu'elle demeure...Absolutely flawless. Pour lui, il n'est question d'avoir ni remords, ni regrets, ces deux sentiments étant tout simplement une preuve de la faiblesse humaine et lorsqu'il commet des erreurs, il met un point d'honneur à les réparer, étant prêt à aller bien au-delà de la limite de ses capacités pour se faire.

Enma est donc quelqu'un d'obstiné, lorsqu'il se met quelque chose en tête, il le fait. Il n'apprécie ni les compromis, ni les échecs. Cela veut également dire qu'il est rarement question selon lui de laisser une seconde chance à quelqu'un qui aurait pu le trahir. Sa confiance n'est pas facile à acquérir mais elle peut parfois s'envoler en fumée assez rapidement, sans aucun espoir de la retrouver pour celui qui l'aurait laissée s'échapper. Finalement, la seule personne en qui il a une entière confiance se trouve être lui-même, il fait donc son possible pour ne jamais déroger à ses principes ou trahir ce en quoi il croit, ce qu'il représente. Il peut paraître dur, très exigeant, mais cela découle d'avant tout du traitement spartiate qu'il se réserve à lui-même. Après tout, si il est à même de se donner constamment à cent-pour-cent, il lui semble correct d'estimer que n'importe qui en est capable pour peu qu'il s'en donne les moyens. Le bon vieux "quand on veut on peut" qui fatigue la plupart des gens dont on en a rabâché les oreilles est pour lui quelque chose d'on ne peut plus juste, mis à part quelques cas particuliers, les bonnes raisons que se donne son prochain pour expliquer ses écarts sonnent comme autant d'excuses bancales qu'il ne se prive jamais à démonter prestement. Dans son esprit, cela vaut mieux pour tout le monde de toute façon. Il vaut mieux se heurter à la vérité le plus tôt possible, quitte à nécessiter une bonne dose de premier secours plutôt que se complaire dans ses tares tant qu'elle reste justifiable pour finalement passer l'arme à gauche. D'autant que plus on s'excuse ses fautes, plus il devient facile de le faire pour les autres à venir, la démarche engageant alors un cercle vicieux dont il est compliqué de se sortir sans un bout coup de pied au derche. Naturellement, beaucoup le trouvent antipathique. Ne comptez pas sur lui pour vous tenir la jambe lors de longues soirées de solitude ou aller se creuser la tête pour tenir les discussions mondaines, tout cela l'ennui et il fait bien en sorte que cela ne soit un secret pour personne. Dans ce type de situation, le sarcasme est généralement une bonne façon de gérer les choses, sans nécessairement ressentir le besoin d'y ajouter de la finesse, la plupart de la populace étant toujours prêt à prendre ce genre de critique camouflée comme d'authentiques compliments, quiproquo qu'il repère et écrase du talon sans le moindre égard. Ainsi, par la force des choses, Enma est devenu de plus en plus solitaire à mesure que le temps passait, son franc-parler devenant systématiquement un mur bien dur à franchir pour ceux qui en avaient l'envie, qui se raréfiait toujours au bout d'un moment. Loin d'être le genre à se confier, il ne laisse jamais personne sonder son esprit et garde tout ce qui lui semble personnel ancré au fond de lui-même. En contrepartie, il ne s'intéresse pas à tout ce qui est du domaine du privé, les émotions et pensées grotesques de ses comparses ne représentant pas grand chose pour lui, il ne cherche à créer ni distance ni proximité avec les gens, ses relations devenant ainsi rapidement stériles à cause de son désintérêt global.

D'une nature imperturbable, il est apte à garder son sang-froid dans les situations les plus désespérées. Bien que le succès de toute opération soit pour lui indubitablement la cause naturelle d'une dose suffisante de préparation, il sait que même la mieux huilée des machines peut parfois rencontrer un accroc et sait analyser calmement les soucis d'un plan qui dérape afin d'adopter la meilleure stratégie possible pour le remettre sur de bons rails, trouvant toujours le moyen de se sortir des pires guêpiers. Prudent, il sait prendre son mal en patience et attendre le moment propice pour frapper au moment opportun pour ne pas gâcher une opportunité, aussi fugace soit-elle. Bien que fier, il est suffisamment rodé pour admettre lorsqu'il ne peut rien faire sur le coup, peu importe sa frustration. Presque impossible à décontenancer ou à sortir de ses gonds, Enma ne laisse jamais ses émotions primaires prendre l'avantage sur sa raison et son intellect, bien trop souvent les seuls remparts entre lui, une mort certaine ou Dieu seul sait quel autre erreur monumental de jugement. Il est bien placé pour savoir que même si c'est généralement un bon moyen de se faire une idée, l'habit ne fait pas le moine, c'est donc pour cela qu'il essaye toujours de rationnaliser au possible ce qui l'entoure et dresse constamment un maximum de scénarios différents pouvant expliquer de façon plausible ce qu'il se passe, afin de ne jamais être pris de court, se servant de faits concrets pour éliminer petit à petit toutes les autres possibilités jusqu'à trouver la bonne et refusant catégoriquement de ne se fier uniquement à sa propre subjectivité. Lorsqu'il parle, sa voix reste toujours monotone. Il lui arrive très rarement de hausser le ton ou de s'énerver.

La magie n'est à ses yeux qu'une arme comme les autres et même si il est fier de son héritage, il est bien conscient que ce n'est pas le seul moyen d'arriver à ses fins. Chacune de ses missions est préparée avec parcimonie, jusqu'au dernier détail. Malgré une énorme confiance dans ses capacités, il sait qu'un imprévu est vite arrivé, d'autant plus lorsqu'on s'y attend le moins, c'est donc pour ça qu'il érige toujours une multitude de plans et d'approches différents pour un seul et même problème. Préférant passer du temps supplémentaire pour envisager des scénarios qui n'ont que peu de chance de se réaliser, il fait toujours en sorte de ne pas être pris au dépourvu. Il prend sa position très au sérieux et s'échine à montrer l'exemple à ses subordonnés et collègues chez qui ils déteste voir du travail bâclé ou qui aurait pu les mettre dans des dangers inutiles. Même si l'accomplissement de la mission est pour lui capital, il est hors de question de perdre une recrue bêtement à cause d'un excès de confiance mal placé ou d'un manque de préparation. Selon sa logique, les traqueurs sont amenés à représenter l'élite et les piliers de la justice. Triés sur le volet, il n'attend pas d'eux une excellence d'emblée mais surtout un fort potentiel et la volonté inexorable d'assimiler toute expérience pour s'améliorer en permanence tout comme une idéologie forte, inébranlable. La stagnation est pour lui synonyme de mort et se reposer sur ses lauriers le meilleur moyen de prendre de mauvaises habitudes pouvant s'avérer mortelles.

Malgré tout, même monsieur Moros est loin d'être tout le temps un bloc de marbre immuable comme il aimerait le penser. Parfois, ses anciennes pensées arrivent à le rattraper, lorsqu'il se retrouve dans un cadre plus intime et c'est d'ailleurs là qu'intervient tout le paradoxe qui gravite autour de ce pwotagoniste. En dépit de son envie d'être le plus honnête et direct possible avec les autres, il se donne énormément de mal pour se mentir à lui-même, si bien qu'il est parvenu à croire à ses propres salades, jusqu'aux moments où il vient à craquer. Tout ce je-m'en-foutisme constant n'est qu'une façade qu'il s'est tué à ériger, brique par brique, pour se protéger d'un monde qu'il trouve trop brutal pour y survivre sans se réfugier derrière une barrière. Il ne hait au final ni le monde, ni les gens, bien que les deux aient bien abusé de lui à de multiples reprises, il se reproche simplement  un ennui profond qu'il ne peut s'empêcher de ressentir après en avoir déduit que toutes ses croyances précédentes étaient erronées, puériles. Il n'a finalement aucune raison d'en vouloir à l'existence mais s'est plongé dans une déprime en comprenant que celle-ci n'avait rien à voir avec ce qu'il avait pu en penser. Ce n'est pas le monde qui est inadéquat, c'est lui qui en attendait trop, pris dans un idéalisme fou ayant fini par lui brûler les ailes. Résultat, il s'est plongé dans un cynisme quasi-forcé car c'était la seule façon d'avancer. Il y a de cela une éternité, il s'évertuait à croire que le monde était beau, qu'il existait de la bonté dans tout un chacun et que si on laissait les gens faire, ils finissaient toujours par trouver leur voie. Bien évidemment, il s'est depuis bien longtemps rendu compte de l'idiotie d'un tel raisonnement, voyant tout cela comme un simple moyen de rejeter inconsciemment la faute sur les autres. Quand une pomme est pourrie, on la sort naturellement du panier, on ne prie pas le bon Dieu pour qu'il la rende de nouveau propre et fraîche. C'est donc la philosophie qu'il en est venu à adopter. D'une grande empathie envers les faibles car il connait leur lutte constante dans un univers qui n'attend que de les voir s'écraser sous son poids de malice, il a décidé de prendre les armes. Là où la société actuelle prône le pardon et la réhabilitation, il a décidé de ne pas se faire avoir et de purger la souillure sans ménagement.

Le crime et la malfaisance l'exècrent au plus haut point et pour leur régler leur compte, il a décidé de se salir les mains, au cas par cas en priorisant les plus gros dangers, d'où sa vocation toute trouvée. La justice ne pouvant se rendre d'elle-même, il a pris la décision de devenir son bras armé, arrivant à se voir comme juge, juré et bourreau. Vol, viol, abus, violence, meurtre, vengeance, tout le monde est responsable de ses actes et, passé un certain cap, il n'y a qu'un seul remède pour ce qu'il estime être la vermine de l'humanité, la purge pure et simple. D'une façon tordue, il comprend ceux qui ont recourt à ce genre de pratique, pour lui, ils choisissent simplement la facilité car elle est attrayante, simple. Il peut même trouver une certaine beauté dans le parjure et l'ignominie, bien qu'il refusera toujours à s'y prêter. Cependant, tout ceux qui arpentent un tel chemin avec un minimum de jugeotte doivent se préparer à goûter un jour à leur propre médecine, c'est une évidence. Entre le bien et le mal, il y a une ligne très fine sur laquelle il marche pour s'assurer que personne ne passe impunément du mauvais côté. Cela coule de source, mais il est bel et bien conscient de l'ironie de la situation, trop souvent obligé de commettre l'irréparable pour empêcher d'autres de le faire, mais il n'est pas dupe pour autant. Il sait qu'un jour, quelqu'un lui fera tomber à son tour et qu'il se retrouvera un jour du mauvais côté du canon. Il le sait et n'en ressent pourtant pas la moindre peur. Une part de lui l'attend, patiemment, car il sait que ce jour sera pour lui une délivrance, l'extirpant de l'enfer dans lequel il s'est auto-proclamé le geôlier pour enfin le laisser reposer. Il sait également que si le paradis devait exister, aussi improbable cela pouvait-il paraitre, il ne risquait pas d'en passer le portillon, mais cela lui convient car il sait qu'un paradis qui accepterait des êtres tels que lui n'en serait pas un. Jusqu'à ce jour, les têtes des impies tomberont sans s'arrêter et le jugement, lui, continue.


~ Prologue - La famille Deschain ~


Dans la maison familiale, pas un bruit ne se faisait entendre. Il était assez rare qu'on trouve du remue-ménage chez les Deschain, mais ce jour-là, le silence était plus pesant qu'à l'accoutumée. Rasant le sol, une présence s'était mise à la recherche de la maîtresse de maison. Sans émettre le moindre son lors de ses déplacements, une ombre se déplaçait pas à pas, scrutant chaque pièce devant laquelle elle passait avant de continuer son chemin, retenant son souffle pour ne pas gâcher l'effet de surprise primordial dans ce genre de situation. C'est un bruit du papier qui attira la silhouette vers le salon, vers lequel elle se dirigea sans hésitation, à pas de loup. Dans l’entrebâillement de la porte, il était possible de voir sans le moindre mal le fauteuil occupé, une longue chevelure rousse et soyeuse dépassant du dossier. Il n'en fallut pas beaucoup plus au chasseur pour reconnaître sa cible, Rhea. Doucement, il fit le tour par la droite, soupesant ce qu'il tenait dans les mains en déglutissant difficilement. Une occasion comme celle-ci ne se présentait pas tous les jours et il était hors de question de la rater. S'assurant de bien être dans l'angle mort de la sorcière, il se figea lorsqu'elle tourna une nouvelle page de l'immense journal qu'elle tenait entre ses mains graciles, laissant sa voix emplir la pièce avec douceur mais également une fermeté non dissimulée.

-Tu es bien naïf de rentrer ici nonchalamment. J'espère que tu t'es préparé aux conséquences.

Le temps d'un battement de cil, elle sembla disparaitre pour se retrouver en face de celui qui avait tenté de se dissimuler au mieux de ses capacités. Les bras grands ouverts, son attaque était désormais inévitable et celui qui était devenu la proie n'eut que le temps de serrer l'objet qu'il tenait fort contre son coeur alors que ses pieds décollaient du sol. Il était fait comme un rat et il n'y avait plus d'échappatoire, Rhea était sans merci. Il tenta tant bien que mal de se débattre, mais il était pris au piège et la prise dans laquelle il s'était retrouvé ne faisait que se resserrer à chaque fois qu'il remuait. A ce moment, le journal jusqu'alors en chute libre finit par s'échouer au sol. Le silence se brisa à cet instant, transpercé par un cri de terreur qui fut rapidement remplacé par celui d'un gloussement jovial et amusé. Dans les bras de sa mère, Marten était pris au dépourvu, ne pouvant plus qu'encaisser les bisous baveux de la mage qui ne connaissait que trop bien ses points faibles. Enlaçant son petit prisonnier dans ses bras, la mage retourna s’asseoir, finissant par arrêter ses assauts.

-Je t'ai vaincu, oh grand Marten ! Le supplice ne fait que commencer !

Elle essaya de repartir à l'attaque, mais Marten l'arrêta en levant la main qu'il lui déposa sur les lèvres, la stoppant net dans sa course. Ce geste était empli de la douceur qu'elle lui avait toujours transmis, ferme, mais tendre. C'était la preuve qu'il avait quelque chose de sérieux en tête. Le gamin leva son autre main tenant un bout de papier sur lequel était inscrit un symbole fait de bâtons et que sa mère reconnut immédiatement en écarquillant les yeux. En prenant une grande inspiration, l'enfant rassembla son courage en cherchant la sensation qu'il avait éprouvé auparavant, croisant mentalement les doigts pour ne pas faire un flop ridicule avant de s'exprimer d'une voix emplie de détermination.

-Ansuz !

Le symbole s'illumina et le papier se mit à roussir par le coin supérieur droit, une lumière incandescente le rongeant petit à petit, ne laissant derrière elle que des cendres qui se désagrégeaient au fur et à mesure. Une fois la feuille entièrement consumée, le garçon releva le regard vers celui de sa mère espérant avoir fait son petit effet. Un sourire se dessina sur son visage lorsqu'il vit les yeux de cette dernière emplit d'étoiles, rivés sur la main où s'était déroulé le tour de magie. Elle commença à ouvrir la bouche pour le féliciter mais se figea aussi sec, passant le regard par-dessus son épaule, restant ainsi quelques instants tout en déposant son index sur la bouche de Marten. Un silence de mort régnait de nouveau sur la maison mais cette fois-ci, il avait quelque chose de différent, de lourd. Il dégageait quelque chose de malsain. Rhea attrapa son enfant au niveau des épaules avant de braquer ses pupilles dans les siennes.

-Va dans ta chambre et ferme la porte à double-tour. Ne fais pas un bruit, je vais venir te chercher, d'accord ?

Marten resta un moment sans rien faire, c'était bien la première fois qu'il la voyait comme ça. Elle qui était tout le temps si calme et composée, il pouvait clairement voir sa peau frémir et ses yeux pleins d'une inquiétude qui lui était inconnue. Il l'avait déjà vu avoir inquiète, notamment une fois où il s'était pris une table en verre en pleine tempe parce qu'il gambadait sans faire attention. Il l'avait déjà vue en colère, aussi. En revanche, là, il avait l'impression d'être un caméléon paralysé par les phares d'une voiture devant l'effroi qui habitaient les yeux de sa mère. Une peur panique qui le terrifia bien plus que tout ce qu'il pouvait imaginer.

-Est-ce que tu comprends ce que je te dis ? Marten ? Promets-moi que tu ne sortiras pas jusqu'à ce que j'arrive !

Toujours incapable de piper mot, il hocha la tête en sentant la chair de poule lui remonter le long de l'échine. Elle le déposa par terre et immédiatement, il fila en direction des escaliers pour monter alors qu'elle se dirigeait vers l'étage inférieur. S'arrêtant sur la première marche, il la regarda partir avant de continuer son chemin, légèrement à contre-cœur. Sa curiosité lui donnait vraiment envie de la suivre, pour comprendre ce qui avait bien pu la mettre dans cet état mais sa discipline ainsi que l'inquiétude qu'elle lui avait transmis d'un simple regard eut raison de son goût pour le mystère. Il se précipita dans sa chambre et ferma la porte à double-tour en s'aidant de sa chaise de bureau. En bas, des détonations retentirent sans qu'il n'arrive à en examiner la provenance, du mobilier valdinguant ça et là dans un fracas assourdissant. Le gamin réfléchit un instant, avant de se diriger vers sa boîte à jouets. Il en sortit un mousquet de plastique recouvert de dessins et l'arma d'une balle en mousse. Il n'avait pas eu suffisamment de temps pour tester le tout et c'était ce qu'il voulait montrer à son père, mais la situation ne semblait pas lui laisser le choix. Il posa un genou en terre et braqua le canon vers la porte fermée, ajustant sa visée, il retint son souffle. Un cri de douleur retentit et il sursauta avant de tomber en arrière, sur les fesses, tremblant de tout son corps. Il avait reconnu ce timbre de voix sans le moindre mal, même déformé par la souffrance. Au coin de ses yeux commençaient à perler des larmes qu'il ne remarqua même pas, un sentiment austère lui enserrant le cœur comme un étau.

-Maman...

Il resserra sa prise sur son arme de fortune avant de se relever, se dirigeant vers la porte d'un pas décidé. Une fois à un mètre environ du bois laqué, il ralentit l'allure jusqu'à s'arrêter totalement. Il se rappela ce qu'elle lui avait ordonné et la terreur dans ses yeux. Puis, il se rappela son cri, fronça les sourcils et leva sa jambe pour continuer sa route. Elle était en danger, il fallait qu'il agisse. Au moment où son pied toucha le parquet, la porte s'ouvrit d'un coup sec, éclatant le loquet toujours en place ainsi que la serrure qui volèrent dans la pièce, effleurant le visage du jeune Marten, face-à-face avec un visage qu'il ne connaissait pas, la jambre tendue dans l'entrebaillement. Sans réfléchir davantage, le gamin braqua son mousquet en ciblant du mieux possible le coeur de cet intrus, ses mains grelottant fébrilement, le jouet se secouant entre ses doigts peu assurés. L'inconnu le toisa de toute sa hauteur avant de tendre une main en avant.

-Wow, wow, wow. Range ton jouet, tout va bien.

Marten ne sut pas tout de suite comment réagir. Il regarda cet homme juste en face de lui, qui n'avait rien de bien louche. Propre sur lui, rien de bien particulier ne se dégageait de lui, mais chacun de ses mots étaient prononcés avec l'assurance des gens de bonne foi et le sourire qu'il lui adressait n'avait rien de mesquin.

-Tu viens avec moi ? Ta maman m'a dit de venir te chercher.

En entendant cela, l'enfant s'arrêta de trembler. Dans un coin de sa tête résonnait la promesse que lui avait fait faire sa mère et il fit son choix, réajustant sa visée, il appuya sur la gâchette, les symboles présents sur le jouet s'illuminant tout comme quelque chose à l'intérieur du canon.

-EHWAZ !


Une déflagration retentit quand la balle de mousse brillante s'extirpa de l'arme en la réduisant en miettes, le recul projetant le jeune garçon en arrière qui perdit connaissance en heurtant sa commode. L'inconnu eut juste le temps de fermer les bras pour se mettre en garde en crachant un "putain" sonore, le projectile le heurtant de plein fouet avant de le repousser contre le mur derrière lui dans lequel il s'encastra avec violence. Dans l'escalier, quelqu'un remontait les marches pas à pas, sans se presser, dans un léger bruit de froissement d'étoffe. La personne s'avança les bras croisés dans le dos, haussant un sourcil perplexe en voyant son sous-fifre enfoncé dans un mur, inconscient. Le doyen Dehaene pénétra dans la pièce qu'il observa avec intérêt. Il s'accroupit au centre, ramassant des bouts du jouet qu'il tourna dans tous les sens pour l'observer sous toutes ses coutures, s'arrêtant sur les inscriptions qu'il parcourut du bout des doigts.

-Impressionnant.


Son regard se posa sur le jeune garçon responsable de tout ça et il esquissa un sourire.

-Dire qu'on aurait pu éviter tout ça. Famille d'imbéciles bornés.

Il se rapprocha et passa ses mains sous les genoux et derrière le dos de Marten qu'il souleva sans mal avant de se diriger vers la sortie sans même un coup d'oeil envers son sbire qui piquait un petit somme.

-Mais peut-être que pour toi, il y a encore un espoir.

Dans le dédale d'un quartier plongé dans la pénombre, un homme appeuré courait comme si il avait le diable aux trousses. Le souffle de plus en plus court et terrifié mais le corps refusant de décélérer, sachant pertinemment ce qui l'attend. Cet homme connaissait les rumeurs mais s'était contenté de croire que tout cela n'était que des histoires d'ivrognes à la recherche d'un peu de frisson. Personne n'aurait pu dire de lui qu'il était chétif ou peureux et pourtant, il détalait comme un lapin tombé dans une fosse de lions car plus que tout, il était loin d'être un idiot. Il ne lui avait pas fallu bien plus qu'un regard pour qu'il voit sa vie défiler devant ses mirettes et son corps avait réagi tout seul, pris d'un espoir un peu fou. Peut-être avait-il eu de la chance de le voir venir ? Peut-être les on-dit avaient-ils été exagérés ? Au fond de lui, il savait très bien que cela n'était que de la poudre de perlimpinpin, mais l'instinct de survie ne lui avait pas laissé le temps de se lancer dans des conjectures. Non, il ne pouvait faire qu'une seule chose, mettre le maximum de distance entre lui et cette chose qui lui courait sur les talons, même si il venait à découvrir que c'était vain (ce qu'une voix au fond de lui ne cessait de lui crier), au moins, il fallait admettre que c'était tout ce qui lui permettait de maintenir un semblant de sanité durant sa course folle. Ce quartier, il l'avait arpenté toute sa vie durant, il n'était pas trop du genre à aller voir du pays, il préférait faire ses petites affaires dans un lieu familier. Au moins, on avait jamais de mauvaise surprise et on avait toujours un coup d'avance. Malgré tout, dans le noir, son pied heurta quelque chose qui lui fit perdre l'équilibre, le faisant rouler sur un petit mètre jusqu'à ce qu'il ne se cogne contre une surface solide contre laquelle son dôme frappa sans ménagement, lui faisant voir de nombreuses étoiles différentes de celles cachées par la pollution de son patelin. Dans un léger couinement de désespoir, il réalisa alors vers où il avait déambulé et fit très rapidement les comptes dans sa tête. Ce mur, c'était un cul-de-sac, bien trop haut pour qu'il puisse l'escalader et il était déjà trop tard pour revenir en arrière. Alors que des gouttelettes glaciales lui coulaient le long des tempes, il entendit un bruit facilement reconnaissable qui lui gela le sang, le rendant moite de peur. Régulier, décidé, c'était un bruit de pas qui ne semblaient pas résolus à se presser. Il resta un moment comme ça, à l'entendre se rapprocher, incapable pour sa part de faire le moindre mouvement. Quand ses jambes de cotons furent enfin aptes à le soulever, il prit appui sur le béton qui l'avait sonné pour se remettre debout tout en déglutissant difficilement. Le temps d'une brève seconde, il avait réellement caressé l'espoir d'avoir une chance, avant que le jugement n'arrive.

Les nuages se dégagèrent et la lune se mit à briller de milles feux et à cet instant, la proie eut l'impression qu'un projecteur venait d'être dirigé en plein sur la scène. A cet instant précis, une ombre avait englouti toutes les autres, dessinant au sol et sur les murs une silhouette austère et grandiose se faufila jusqu'à aller lui effleurer le bout de ses pieds grelottants. C'est là qu'il le vit, au bout de la rue, rien de plus qu'une silhouette qui lui paraissait gigantesque. Un son de vêtement claquant contre le vent lui fit claquer des dents, balayant tous les espoirs qu'il avait tenté d'entretenir comme une flamme en plein blizzard. Alors que le bourreau se rapprochait, toujours sans accélérer l'allure, il parvenait peu à peu à en discerner plus précisément les contours, ce qui n'avait rien de réellement rassurant, car cela voulait également dire que la distance entre eux deux disparaissait à vue d’œil. Doucement, il sentit son corps s'affaisser jusqu'à ce que ses fesses rencontrent de nouveau le sol dans un bruit qui lui parut bien lointain. Son trépas se rapprochait calmement, vêtu uniquement d'un kimono blanc et rouge resserré au niveau des hanches par une ceinture à la boucle d'or à la forme d'un crâne difforme et qui scintillait au clair de lune. Le pan inférieur de son vêtement qui flottait au-dessus du sol était d'un noir de jais, cachant les pieds du spectre et se trouvait assorti à la longue cape noire nouée au niveau du buste et qui semblait murmurer de sombres présages, claquée par la brise. Son long et haut col rouge entourait la tête de son porteur, lui donnant encore davantage de présence, clouant la pauvre proie au sol. Il remarqua également un set de plusieurs ornements majoritairement de rouge et d'or qui jusqu'alors étaient parvenu à demeurer parfaitement invisible. Tout d'abord, une épaulette unique sur son côté droit, en forme d'égide doré et aux contours pourpres, dont le haut représentait une tête de taureau forgée et dont la pupille lisse déposait un regard accusateur sur le coupable en attente de jugement. Comme faisant partie d'un même set, des protections métalliques étaient présentes d'un côté et de l'autre de son bassin, bougeant à ses mouvements sans pour autant faire le moindre bruit. Pour finir, ce qui avait le plus attiré son attention dans son état de panique avancé était un fourreau plus obscur que la nuit attaché par une ceinture et d'où ressortait un manche assorti dont la garde, elle, scintillait de métal précieux ainsi que d'un rubis ovale. En bout de l'arme se tenait un colifichet métallique maintenu par un ruban pourpre, ballotté légèrement par le zéphyr. Surmontant le tout, une main ferme reposait sur l'équipement, sans doute prête à lui faire faucher une nouvelle vie.

La distance se réduisit encore davantage, dévoilant l'apparition qui, bien qu'elle ne dépassait pas le mètre quatre vingt de grand-chose, paraissait culminer à bien plus en raison de la contre-plongée mais également de la panique qui ne cessait de grandir chez celui dont la dernière heure avait déjà sonné. Malgré une stature non négligeable, le chasseur n'en demeurait pas moins assez svelte, privilégiant vraisemblablement l'agilité à la force pure, bien trop surévaluée. Le coupable en avait vu, des combattants de toutes sortes et se targuait de pouvoir les jauger d'un seul coup d’œil. La musculature était certes travaillée pour ce que l'on pouvait en voir, mais loin de l'être à l'excès pour ne pas devenir un poids supplémentaire risquant de gêner ses déplacements. Remontant à regret le regard, il longea de visu un cou solide sur lequel reposait un visage aux traits fins mais d'une froideur sans nom. Au bout de son menton, il remarqua un bouc roux, finement travaillé. Au-dessus de celui-ci se trouvait une bouche inexpressive qui ne trahissait pas le moindre mouvement, totalement détachée de ce qui était en train de se passer. Son nez aquilin était barré de quelques mèches de cheveux qui se retenaient sagement d'obstruer le champ de vision de leur possesseur, remontant jusqu'à une chevelure flamboyante et ébouriffée qui tombait de part et d'autre de son visage, ramenée vers l'arrière en une discrète et courte queue de cheval. Ce qui le pétrifia de terreur, en revanche, était une paire d'yeux acérés, fins, d'où brûlaient des pupilles couleur sang, toisant la future victime avec un air calculateur desquelles ne transparaissaient pas la moindre émotion, si ce n'était un dédain foudroyant qui disséquait celui sur qui elles se posaient, sans se mouvoir. Ce seul regard semblait le plaquer avec force contre terre, lui interdisant le moindre mouvement, annonçant l'imminence de son trépas.

En un éclair, l'épée sortit de son fourreau et délivra la sentence, peignant les murs d'hémoglobine avant de retourner immaculée se loger dans sa protection, le tout sans un bruit. Le jugement avait été rendu et l'ombre disparut.
Mdr. Tu sais pas ce que t'auras, mais moi je sais moi je sais. Et pas toi. Huhuhuhu.

Derrière l'écran
Mon pseudo est Centes, j'ai 23 ans.
J'aime le piment d’Espelette mais je déteste les voleurs et les fils de pute. Ça fait depuis des temps immémoriaux que je fais du rp sur forum. Je trouve le forum en allumant mon ordinateur et j'ai peur de Gudako ! J'ai trouvé FPW grâce à mon omniscience.
Si je devais vous donner une anecdote sur moi, je vous dirais que les anecdotes c'est rien que du poulet.

Je certifie avoir lu et prie conscience du règlement. La preuve  ? En voici le code: Ce code,
c'est de la poudre de perlimpinpin

©️️ Lutèce pour Fate/Prisma War


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